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Araignée géante

Natives de Tamriel, les araignées géantes constituent une menace relativement commune pour l'essentiel des nations du continent. En pratique, les variétés d'araignées que l'on retrouve à Skyrim ne sont pas nécessairement les mêmes que celles qui arpentent les caves d'Alinor ou les forêts de Valenwood, quoiqu'elles partagent un certain nombre de traits. Celles des terres du Nord, que les locaux désignent souvent sous le nom de kǫngulváfa (aussi appelée stór-kǫngulváfa, stórkǫngulváfa, meginkǫngulváfa, risispaði, meginlocke, stór-locke), ressemblent fortement aux mygales goliaths ainsi qu'aux solifuges. Les Cyrods, qui font parfois face à cette monstruosité, l'appellent givrépeire. Grandes et puissantes, elles sont au moins aussi imposantes qu'un chien et peuvent même excéder deux mètres au garrot. Les plus larges sont ainsi plus hautes et plus grandes qu'un cheval, et certaines légendes laissent à penser qu'il existe même des variantes colossales aussi corpulentes que des mammouths.

Pour l'essentiel, les araignées géantes habitent dans les cavernes et les grottes dont elles ne sortent que rarement, quand la nourriture se fait rare. Ce sont des animaux carnivores qui n'apprécient guère la lumière du jour et s'aventurent donc à l'extérieur de nuit ou par temps particulièrement nuageux. Elles aiment utiliser l'obscurité comme un atout dans la chasse, restant cachées dans l'ombre à proximité d'un piège tendu au préalable. Le plus souvent, elles se nourrissent de gros rongeurs endémiques des régions qu'elles habitent, quoiqu'il leur arrive aussi de s'en prendre à des chiens sauvages, des loups et parfois même des ours. Il est rare qu'elles s'attaquent à des humains qui ne se seraient pas aventurés sur leur territoire, sauf à être poussées par la faim ou encouragées par le nombre. Toutefois, si l'occasion se présente et que la proie a l'air fragile ou vulnérable, elles n'hésiteront pas.

Les araignées géantes chassent en tendant des pièges à l'aide d'une toile de soie particulièrement discrète et résiliente. Les vibrations qui y sont transmises par le mouvement leur permettent de se renseigner avec précision sur leur proie potentielle. Elles s'élancent quand elles considèrent que le jeu en vaut la chandelle et utilisent leurs mandibules autant que leurs ergots pour lacérer et déchiqueter leur adversaire. Les premières sont recouvertes d'un poison extrêmement violent qui ronge la victime de l'intérieur, liquéfiant ses organes et causant une défaillance presque immédiate de son système nerveux (entraînant de ce fait paralysie et hémorragie). La bête n'a alors plus qu'à pomper son repas pour se sustenter. D'autres préfèrent capturer leurs proies dans la toile (notamment lorsqu'elles sont gestantes), qu'elles gardent alors vivantes aussi longtemps que faire se peut pour nourrir leurs petits. On dit même que certaines variétés pondent leurs œufs directement à l'intérieur du corps du pauvre hère capturé, que les nouveau-nés dévoreront ensuite de l'intérieur à la naissance.

Les stór-kǫngulváfa sont aussi capables de produire un cri strident, particulièrement sourd, qui cherche à terrifier et paralyser une cible l'espace d'un bref instant. C'est une tactique extrêmement efficace contre des animaux sauvages, qui ont tendance à se figer sur place assez longtemps pour donner à la bête l'occasion de frapper. C'est moins utile contre les humains, les Mers et les Betmers les plus expérimentés, qui savent que le moindre temps d'arrêt peut être synonyme de trépas. D'autant plus que ces créatures sont trompeusement rapides au regard de leur taille.

Il est important de noter qu'un dimorphisme sexuel conséquent existe chez les givrépeires. Les plus larges sont quasi systématiquement des femelles, dont on dit d'ailleurs qu'elles dévorent les mâles après la fécondation pour recouvrir leurs forces. Ce sont généralement les mâles qui peuvent produire la stridulation précédemment évoquée et qui font le plus souvent usage de pièges, tandis que les femelles s'appuient davantage sur le venin (plus concentré en toxines, quoique celui des mâles soit déjà largement suffisant pour tuer un cheval en quelques heures) et sur leur robuste constitution. Le plus souvent, les mâles chassent seuls, quand les femelles sont parfois accompagnées de leurs jeunes. Au combat, elles sont généralement plus résilientes, recouverte d'une chitine qui encaisse mieux les tranches et les estocs venant d'armes de fer ou de bronze (les tuer avec n'est pas impossible, mais le manque d'allonge d'une arme à une main rend la tâche complexe, surtout si le tranchant n'est pas assez affuté). Elles ont en revanche beaucoup de mal à essuyer la force brute d'un marteau de guerre, la lourdeur d'une hache à deux mains et craignent toutes viscéralement le feu.